PHLOGISTIQUE

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Ethymologie du grec phlogistikos : qui brûle, combustible
Champs d'application histoire des sciences
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Définition Théorie développée par le chimiste allemand Georg Ernst Stahl (1660-1734), reprenant les idées de son maà®tre Johann Becher (1635-1682), et qui a servi de cadre d'interprétation du feu jusqu'à  la fin du 18ème siècle. Selon cette théorie, le phlogistique est un principe idéal du feu ou un fluide particulier contenu dans tous les corps et s'en échappant lors de leur combustion. Le résidu de la combustion n'est autre que du combustible déphlogistiqué. Par exemple l'oxydation d'un métal à  chaud peut s'interpréter par la mise en mouvement par l'air des particules de phlogistique, qui finissent par s'échapper (la flamme est attribuée à  l'envol rapide du phlogistique). Le résidu déphlogistiqué (l'oxyde métallique dans le cas de l'oxydation d'un métal) peut être revivifié par le charbon, qui contient une très forte proportion de phlogistique (la meilleure preuve étant qu'il brûle en laissant très peu de résidus). La théorie phlogistique a été admise par beaucoup, tant parmi les chimistes que parmi les physiciens, au même titre que d'autres phénomènes récemment admis et tout aussi immatériels, comme l'électricité ou le magnétisme. La théorie du phlogistique a été abandonnée lorsque Lavoisier, tirant les leà§ons de ses propres expériences et de celles menées par d'autres chimistes (Scheele, Priestley, Cavendish), a montré que, dans la combustion d'un corps simple, il y a fixation d'oxygène sur le corps en expérience (donc augmentation de poids), alors que la théorie du phlogistique supposait une diminution du poids pendant la combustion.
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